13/01/2013

Histoire de mon amis Czesław Bartkowiak, le missionnaire de Poznań.

 

Mes souvenirs d'enfance et d'adolescence avec César.

Moje wspomnienia z dzieciństwa i młodości z Czeszem.

Nos deux familles qui ont quitter la Pologne, leur pays natal pour venir travailler dans les mines en France et en Belgique, nous ont permis cette fabuleuse rencontre, qui bouleversera nos vie et qui restera graver dans nos mémoire à tout jamais.

César, cadet et seul garçon d'une famille de quatre enfants, il avait trois soeurs. Moi, Jean, 3è garçon d'une famille de quatre enfants, et trois frères. Après quelques recherches, J'ai trouver que César avait été scolarisé pendant 3 mois, au collège Saint Casimir à Vaudricourt en France dans les années 1947, il avait 10 ans.

 

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Collège Saint Casimir à Vaudricourt

Voici le site des Anciens de Saint Casimir à Vaudricourt. Absolwenci Internatu Świętego Kazimierza Vaudricourt. http://ancienssaintcasimir.e-monsite.com/

Rien ne nous prédestinaient à se que l'ont ce rencontre, mais grâce à nos familles polonaises,  à l'écoles Belge et Polonaise, à l'église, et à notre communauté polonaise, nous nous sommes connus et avons parcourus ensemble une partie de notre adolescence.

Tout a commencé à l'école primaire Jules Destrée appelée école communale du Grand Trieux à Châtelineau, César  était plus âgé de trois ans, il est né en 1937, moi son cadet je suis né en 1940, cette différence d'âge ne nous a pas poser de problème, il était pour moi mon frère aîné, et c'est ainsi que j'ai marché dans ses traces. 

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Ecole du Grand Trieux à Châtelineau

La famille Bartkowiak, lorsque je l'ais connue habitait dans la première maison de la rue appelée maintenant  rue Saint-François, la cours donnait sur les dépendances de la mine du Gouffre n°8.

 

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La première maison des parents Bartkowiak

47 rue Saint François à Châtelineau

Ensuite dans la même rue mais un peut plus bas, c'est là que nous avons passé ensemble nos plus beaux moments. Il y avait un grand jardin qui ce terminait par une haie qui donnait une vue sur le terril en face, que de temps nous avons passé ensemble sur ce terril, c'était un de nos terrain de jeux favori. Ces parents élevaient des oies que nous gardions ensemble dans la prairie tout le long du terril. César profitait de ces moments pour lire un livre, c'est à ce moment que j'ai pris conscience de la richesse que contenait les livres, à partir de cet instant, je me suis aussi mis à la lecture. Je me souviens de notre auteur du moment, il s'appelait, Antoine de Saint-Exupéry, et ses ouvrages nous passionnaient, Le Petit Prince, Terre des Hommes, Vol de Nuit, Pilote de guerre, et bien d'autres. Plus tard lors d'une visite, César m'a montré sa bibliothèque, il m'a dis qu'elle contenait plus de 25000 ouvrages. La lecture pour lui était une passion. A cause de sa vue qui était trait mauvaise, il lisait la nuit où le bruit ne pouvait le dérangé.

César aimait la musique, il avait à la maison un piano, qu'il a toujours chéri jalousement, et sur lequel il jouait les valses de Johan et Joseph Strauss (le beau Danube bleu) , et des airs de musique polonaise pour son plus grand plaisir et le mien, c'est à ce moment que j'ai commencé à aimer la musique. 

Ensemble nous allions à la messe, à la kermesse, au cinéma  en voyage, et en pèlerinage, nous étions inséparables.

Je me souvient du mariage de sa sœur Jeannine, qui a eu lieu dans cette maison, que de souvenirs, ont peut voir César sur l’extrême droite , et ses parents entourent les jeunes maries.

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Mariage de Jeanine Bartkowiak et.....

 

C'est de cette maison que nous partions au salut du soir à la chapelle de Fatima située à Pironchamps (commune de Farciennes), où nous attendait le curé Rasseaux. Pendant là route nous allumions une cigarette, que l'ont éteignait lorsque l'ont arrivait à la chapelle, César plus tard a continué à fumer, moi j'ai arrêté.

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Le curé Rasseaux, nous a donné l'envie de vivre une vie chrétienne, il nous a laisser beaucoup de souvenirs, la messe du matin, le salut du soir, les jeux sur le terrain de foot, les tartines grillées qu'il nous cuisaient après le salut, la messe de pâques et le transport de l'eau bénite, les processions autour du coron et de Châtelineau, sans oublier notre communion solennelle, et peut être l'envie de devenir un jour un serviteur de l'église (souvenir du séminaire de Bonne Espérance) à Binche.

 

        La chapelle de Fatima à Pironchamps rue du Bois en 1950...

 

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Sépulture du curé Rasseaux à Beaumont

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La seconde maison des parents Bartkowiak

14 rue de Gillly à Châtelineau

C'est à l'école paroissiale des filles du Taillis Pré que nous suivions les cours en langue polonaise,ils étaient donnés le jeudi après midi par l'instituteur polonais Ms. Mierczysław Budzinski. C'est lui qui nous a appris à lire, écrire et parler correctement notre langue maternelle. 

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Recteur Henry Repka

Le premier prêtre que j'ai connu et qui était responsable de notre paroisse était un père Oblat, il venait nous rendre visite régulièrement, il s'appelait Henry Repka. Plus tard je l'ais revu lors de différentes manifestations, et pèlérinages, et lors de notre festival KSMP.

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L'école paroissiale des filles du Taillis Pré 

Après l'école primaire, nos chemins se sont séparés, comme il était plus âgé que moi, sur les conseils de curé Rasseaux, César est parti s'inscrire au séminaire de Bonne Espérance, dans le but de devenir prêtre. Avec son père, nous allions le dimanche lui rendre visite, César ne revenait pas souvent. Après la messe, César nous faisait visiter les différents bâtiments de l'internat, ensuite la visite du parc et des alentours du séminaire.

Pendant ce temps j'ai terminé mes études primaires, et j'ai pris la direction de l'Université du Travail à Charleroi, dans le but de devenir un bon homme de métier.

Le curé Rasseaux disait de nous , César allait éclairé les coeurs, tendit que Jean allait éclairer les maisons, le jour où j'aurais réussi à obtenir mon diplôme d'ouvrier de cadre dans la construction électrique.

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Abbaye de Bonne Espérance à Binche

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Monument Paul Pastur à Charleroi 

Après avoir terminé ses études secondaires, il a choisi d'allé à l'université de Louvain (Leuwen en Flandre) pour devenir juriste. Il m'arrivait le dimanche d'aller le reconduire à son kot à Louvain avec son beau frère Jean, la route était longue et notre petite voiture Renault, n'était pas très confortable, il n'y avait pas de chauffage et l'hiver?

César pendant ses études à Louvain, rêvait toujours à la Pologne, ce pays toujours occuper,   et inaccessible, lui qui vouait une adoration à la Pologne natale de ses parents, et à la vierge noire de Częstochowa. 

Toutes ces études lui ont donné de solides connaissances, qui lui ont permis de faire une brillante carrière, et d'aidé son prochain dans de nombreuses occasions. 

A plusieurs reprises nous nous somme rencontré cher lui à Châtelineau, dans la maison de ses parents, qu'il a aménagé et transformé en petit Castel, après leurs décès, en petit Castel. Il me reste en mémoire quelques souvenirs forts de ces rencontres, les lettres qu'ils m'avaient écrites, et dans lesquelles il y avait une invitation au voyage. Son voeux, m'invité à allé en Pologne  voir son auberge< Le coq Hardi>. J'ai eu aussi le privilège, le plaisir et la joie de rencontré ses parents, dont la gentillesse était sans égal. Que des beaux moments toujours trop courts.

Lettre reçue le 3 juillet 1971

Lettre de Czeslaw Bartkowiak en 1971

 

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Lettre de Czeslaw Bartkowiak en 2007

 

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J'ai eu aussi l'occasion de passé cher lui avec mon fils aimé, Frédéric, une autre fois seul, c'était l’occasion de l'écouté joué au piano, les mélodies de notre cher pays, la Pologne, et de prendre un bon verre de vin.

Une dernière fois, lorsque je suis venu rendre visite à sa sœur Jeannine, j'ai repassé par son domicile, j'eu l'occasion de le rencontré, mais il était près à partir pour Bruxelles, nous avions convenus de nous revoir

L'année dernière(2012), j'ai rendu visite à sa soeur Jeannine, et c'est à se moment que j'ai appris avec regret le décès de mon amis César, lui qui aimait la vie et qui avait sa tête remplie de projets, il est parti rejoindre ses parents. Adieu César, tu resteras toujours mon frère, celui qui m'a aidé à marcher, et à aimé la vie et son prochain.

 

Le portrait.

                                                                                                                

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Czesław Bartkowiak dans son jardin

Ce samedi 1 juin 2002, César Bartkowiak a tenu à rendre hommage aux mineurs polonais. Avec une mémoire d'historien, l'homme  évoque le passé de cette communauté soutenue par quelques prêtres avec lesquels il affiche nombre de similitudes.

Pascal Lorent du journal Le Soir

Entre César Bartkowiak et sa maison, l'analogie est tentante. L'homme qui c'est construit au fil de ses études, poursuivies sur le tard, ressemble à cette ancienne habitation de coron transformée en petit castel: un petit bout de Pologne enraciné en sol belge. Et à l’instar de cette chaumière parsemée de symboles nationaux (l'aigle, la sirène de Varsovie, une partie du mobilier), la mémoire de ce truculent bonhomme déborde de souvenirs enracinés dans la culture polonaise.

L'Aigle blanc 

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              La sirène de Varsovie

Le drapeau polonais    
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 Légende de la sirène de Varsovie.

Au milieu de la place de la Vieille Ville se trouve la fontaine avec la Sirène- symbole de Varsovie.

Selon une vieille légende, dans les fonds de la mer Baltique vivaient deux sœurs sirènes. Une des sœurs décida de vivre au large du Danemark où nous pouvons l'admirer encore aujourd'hui assise sur un rocher dans le port de Copenhague. La deuxième arriva jusqu'à Gdansk d'où elle arriva à Varsovie dans les eaux de la Vistule.

Faisant des vagues pendant la pêche, nouant les filets et libérant les poissons, la belle femme-poisson nuisait aux pêcheurs, alors ils décidèrent de l'emprisonner mais après avoir entendu ses beaux chants mélodieux, qui rendaient leur travail plus agréable, ils commencèrent à l'aimer. Cependant un jour, un riche commerçant réussit à attraper la belle sirène et l'emprisonna pour pouvoir ensuite la montrer dans les foires et les fêtes foraines. Libérée par le fils d'un pêcheur et ses amis, la Sirène promît aux habitants de la ville de venir à leurs secours chaque fois qu'ils en auraient besoin. Pour défendre la ville, la Sirène tient dans ses mains une épée et un bouclier

Cadet et seul garçon d'une famille de quatre enfants, César Bartkowiak présente une vie digne d'un roman de Michel Déon. A l'âge de 2 ans, en visite en Pologne avec sa mère et sa sœur, il restera bloqué au pays. De Quaregnon, ma mère avait décidé le 1é août d'aller voir ses parents et de leur montrer son fils. On devait revenir le 1é septembre. Ce jour-là, nous étions à la gare de Poznan quand les bombes tombaient sur la ville. On a été bloqués là-bas six mois. Même s'il avoue son admiration pour son père mineur, jusqu'à sa retraite en 1956, César Bartkowiak semble fort marqué par sa mère. D'elle, il a hérité un sens de l'économie qui s'explique aussi par la condition, plus que modeste, que connut sa famille durant son enfance. Et qui lui coûta- il le raconte avec humeur et tendresse - une fiancée flamande. Les armoire du petit castel recèlent de virtuailles en quantité suffisante pour nourrir un régiment en campagne. Et la cave permettrait, ce n'est pas peu dire, de saouler toute la Pologne.

Mais le souvenir de la pauvreté n'a pa transformé César Bartkowiak en personne aigri, agrippé à chaque sou plus sûrement qu'à son âme. Cet homme pour qui la parole et l'honneur valent n'importe quel paraphe (sans doute un héritage des origines paysannes de sa mère) est venu maintes fois en aide à des personnes en difficultés. Il semble avoir repris, sans même s'en rendre compte, le ministère de ces prêtres que l'Eglise polonaise envoyait soutenir les communautés exilées loin de ce pays de L'Est.

l'Eglise polonaise n'a jamais abandonné ses gens. Les prêtres ne s'occupaient pas seulement des mourants. Ils apportaient une aide spirituelle et morale aux gens. Avec l'intituteur de langue polonaise, ces abbés étaient les seuls intellectuels. narre-t-il en évoquant le souvenir des Saint-Barbe d'autrefois.

De son côté César Bartkowiak, comme fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères ou comme juré traducteur assermenté, n'a jamais manqué une occasion d'aider son prochain. 

Parlant couramment le polonais, César est pétri de cette culture où résonnent des noms tels que vodka, mazurka, polka, kaszanka, ce boudin de la gastronomie polonaise. Sans qu'il faille vraiment l'y pousser, ce bonhomme au regard ressuscité - il a étudié sans vraiment rien voir à plus de 20 centimètres, mais deux greffes de cornée en 1973 et 1981 lui ont rendu une vue presque parfaite - entame volontiers le <<Góralu czy ci nie źal>>, un chant racontant l'adieu du montagnard à ses proches et ses montagnes pour s'en aller gagner sa croûte.

Mais le Polonais n'aime pas être triste, lance-t-il en se détournant de son piano.

Et tandis que ses doigts attaquent une <<cracoviak>> ou une polka sur le clavier, les notes font revivre les voix chères de mineurs pour toujours disparus.

Son parcours

César Bartkowiak - Mémoire du mineur polonais

Le coq hardi de Slawienko

Le parcours de César est une suite ininterrompue de rebondissements, en différents lieux de la planète. Né d'un père mineur arrivé de Pologne en 1930 et qui a usé sa santé dans les mines du Borinage puis à Châtelineau, cet unique garçon au milieu de trois sœurs a trouvé sa voie dans les études. Sans oublier ses racines profondes qui s'abreuvaient tant dans la warta(Wisła) que dans le canal Pommeroeul-Condé, ce robuste gaillard a toujours su aller de l'avant. Ses pas l'ont conduit à Genève où il complétait d'un certificat post universitaire son doctorat en droit obtenu à Louvain. Mais cet infatigable voyageur a aussi posé ses valises au Katanga et au Bas-Congo où il a enseigné ainsi qu'au Canada où il travaillait comme maître d'hôtel dans un club pour milliardaires. Aujourd’hui, à 65 ans, César délaissera l'aigle et la sirène de Varsovie qui veille sur l'ancienne maison du coron. A Slawienko (Poznań), là où sa mère est née, il compte ouvrir une auberge rappelant aux visiteurs la Wallonie. Son nom: <<L'auberge du coq hardi>>, pardi.

A Châtelineau, son <<petit castel de Pologne>> représente tout un monde.

Il ouvre une auberge Wallonne au nord de Poznań

Czesław Bartkowiak juriste fraîchement retraité des Affaires étrangères. a ses racines dans la peau. Sur son vieux piano noir, il joue des mélodies venues de loin, si loin...

Ses mains courent sur le piano noir. Entre ces deux strophes de <<Góralu czy ci nie źal>>, un vieux chant polonais, donc le titre signifie <<Ne sois pas triste>>,Czesław Bartkowiak raconte l'histoire du Góral le montagnard, forcé de quitter ses racines.

 

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Czesław devant son piano noir.

Devant le piano, des objets permettent de mieux comprendre le parcours de l'homme. Un grand tableau doré de la Vierge noire de Częstochowa, un globe terrestre, une gravure polonaise, des dictionnaires, des photos en noir et blanc de Sławienko, le village de sa maman, au nord de Poznań

 

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La vierge noire de Częstochowa

 

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Sławienko entre Oborniki et Szamotuły au nord de Poznań 

 

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La tour du petit castel de Pologne

5 rue de l'Indépendance à Châtelineau

Sa voix prend de l'ampleur . Bartkowiak  semble loin de Châtelineau, où il a construit de ses mains son modeste château. Il l'appelle <<petit castel de Pologne>> avec un humour complice, très wallon. Sur les hauteurs de Châtelineau, commune minière située à la lisière de Charleroi, près de la Basse-Sambre, il a construit une tour à côté de la petite maison de ses parents. La tour recèle une bibliothèque qui regorge de livres d'histoire et de souvenirs. L'ambiance de la maison teint de la cellule monacale et du cabinet des estampes. Rangé dans le couloir, le vélo sur lequel Czesław, dit <<César>>, sillonne le coron.

Arrivé à la retraite, ce juriste et fonctionnaire aux Affaires étrangères a quitté son appartement bruxellois pour revenir auprès des derniers mineurs qu'il vènère parce qu'ils lui ont enseigné le goût de l'effort et la solidarité

Son père est arrivé en Belgique en 1930, lors de la grande crise. Il est d'abord descendu dans la mine à Quaregnon. Il y eut la guerre puis l'installation à Châtelineau, où les mineurs, amis de son père, parlaient des dangers et des grandeurs du métier. Le quartier était une petite Pologne. Plus loin vivaient les Italiens. Tout ce petit monde préfigurait l'Europe et la Belgique métisse. 

Czesław fit des études et ses parents des sacrifices: c'était le seul moyen de sortir de la précarité. A l'époque, la Pologne était aux mains des Soviétiques: les prêtres polonais soutenaient leurs concitoyens, organisaient des cours de langue, des rencontres, distribuaient des gateaux aux fêtes, enseignaient le catéchisme et l'amour de la patrie, menaient des chorales, dirigeaient notre Association KSMP de Châtelineau, et des spectacles de théâtre: un travail social de fond.

Ce juriste a enseigné en Afrique, vécu à Genèvre, travaillé au Canada, où il était serveur dans un club pour milliardaires. A son retour en Belgique, il a entamé une carrière de fonctionnaire.

<<Je salue le courage des mineurs>>

Le monument dédié à Sainte Barbe de 1930, patronne des mineurs, et le wagonnet.

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<<Il ne faut pas que l'ont oublie les immigrés. Les premiers sont venus après la Grande Guerre, dans les années 20. La deuxième vague, celle de mon père, est arrivée dans les années 30. Puis, à la fin des années 40, il y eut notre engagement dans la bataille du charbon. Aujourd'hui, beaucoup des enfants de cette communauté, qui compte après de 15.000 personnes, sont devenus médecins, ingénieur, professeurs.>>

C'est grâce à Czesław Bartkowiak que le monument  dédié à Sainte Barbe, a pus être reconstruit et réhabilité, à la place où ce trouvait l'ancien monument, merci César.

Le wagonnet qui servi au transport du charbon, restera un souvenir très fort de cette époque où nos pères se sont sacrifier pour leur famille.

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M. Bartkowiak a loué un chapiteau et organisé une cérémonie devant son castel biscornu. Il faisait grand soleil. Des amis avaient préparé des jus de fruits, du champagne et de la vodka, des gâteaux polonais, du boudin noir et des cornichons à la saumure. Sanglé dans son costume, Czesław Bartkowiak a salué la mémoire des anciens après avoir guidé les visiteurs dans cette maison surmontée de statues faisant vivre l'aigle et la sirène, où le drapeaux belge et polonais flottent côte à côte.

Ce devoir accompli, le retraité veux reprendre la route....<<Maintenant dit-il, je vais voyager en Pologne. Je veux ouvrir une auberge à l'enseigne du Coq hardi dans le village de ma mère et faire goûté au gens du coin les plats de Wallonie. L'à-bas, mon parcours sera complet>>>.

Marcel Lery.

 

Son dernier voyage.

Le 15/12/2012, lors de ma visite chez sa sœur Jeanine Bartkowiak, j'ai appris que mon amis César Bartkowiak nous avaient quittés. Il est décédé le 22 janvier 2011 et enterrer au Cimetière du Taillis Pré. Massif 04 - Rangée 09 - Tombe 03. Lui qui avait souhaiter terminé sa vie dans le village Oborniki en Pologne, n'a pas eu le temps de concrétiser son rêve, il s'est termine dans sa maison à Châtelineau. 

 

Le mardi 02/07/2013 lors de mon voyage sur la tombe de mes parents, je suis passé m'incliner sur sa tombe. Le fossoyeur m'a montré l'endroit où il a été inhumé, et les tombes de ses parents. Un moment triste et très émouvant, perdre un amis c'est toujours difficile à accepté, adieu césar, tu resteras toujours dans ma mémoire.

Jean

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Czeslaw Bartkowiak

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Antonina Bartkowiak Nowicka

 

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Stanislaw Bartkowiak

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 Wochnicki Henry